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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 06:00

Ruta de las Lagunas, one of the best sceneries ever seen on our travel! Before starting this route we read lots of stories about its beauty and toughness. It is a remote part of southwest Bolivia where there is no possible life, a vast volcanic area with no water that marks the border between Bolivia and Chile and that resembles to the view one would have on Mars or another extraterrestrial planet. It is really a unique experience to see these colours and natural formations of lakes, volcanoes and deserts.

 

It is tough since the surface is often sandy, rocky, corrugated and on heavy loaded bicycles with provisions for 7-9 days we feel it since the first day. There is no choice to buy food on the way and water is accessible every 2 days. The route runs on altitude over 4,000mts and therefore the nights are cold. With all these facts we have no other choice than adapt ourselves to the conditions and try to cover km after km by pushing and riding the bicycle.

 

The experience is incredible. We are alone in a wild environment where only llamas, flamingos and vicuñas can live, cut from the outside world and being self sufficient on our bicycles with our little food, water and jumping into our sleeping bags just after the last ray of sun disappears. Life cannot be simpler than that and the happiness you get after such a strong contact with nature is hard to describe. One discovers the real power of the elements (sand, wind, cold...) and realizes how little we are compared to them; our destiny is in hands of nature.

 

The beauty of the route is easy to understand with the pictures and on a bicycle it is even more enhanced. One can smell the pure air, feel the sun on the skin, enjoy the colours of the sky, every km is worth the effort compensated with amazing views in every valley we enter. Feelings only possible to have on a bicycle and in this part of the world, the most isolated part of Bolivia. After 7 days from San Juan through snow capped mountains, volcanoes, white desserts and colourful lakes we reach San Pedro de Atacama in Chile where we rest and prepare our next Andean crossing over the Paso Sico into Argentina.


Fore more INFO about this route, click HERE!

 

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Pour plus d'INFO sur cette route, cliquez ICI!

 

San Juan, nos espoirs reposent sur cette bourgade pour effectuer le ravitaillement de provisions pour les prochains 7-8 jours. On y debarque a la mi-journee, l’endroit est plus desertique que jamais, heure de siesta oblige! Les quelques maigres echoppes planquees derriere les barreaux sont fermees, on attend la re-ouverture sur le coup des 17heures avec impatience. On s’installe dans ce laps de temps a l’ecole, une salle nous est mise a disposition, on bichonne les velos, derniere lessivette - liste de courses, le tout par un vent a decorner les boeufs.

 

Quelques locaux pointent leur nez dans les rues sablonneuses de l’endroit, les ‘tiendas’ font leur ouverture et nous partons plein d’espoir effectuer le shopping. L’epopee est grande, degotter 40 galettes de pain, 2kg de flocons d’avoine, 2,5kg de pasta, riz, sucre, lait en poudre, café soluble, margarine, confiture, boites de thon, concentre de tomates et 1 litre d’essence pour le rechaud nous occupent quelques heures. Bingo, les sacoches sont blindees pour la prochaine semaine, on prefere ne pas connaitre le poids total du chargement de nos velos!

 

Premiere etape, filer sur Chinguana, poste militaire en bord des rails de chemin de fer en mettant le cap sur le volcan Ollagüe. On fait le plein d’eau – 10 litres chacun en prevision des 2 journees a venir sans ravitaillement possible. Le train nous double, on est surpris de le voir encore en service. Ca sera notre dernier vehicule pour les 2 prochains jours.

 

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Une montee s’ensuit, on la pensait roulable, la realite est tout autre. Nous poussons les velos le long d’une piste sablonneuse et caillouteuse, il nous est quasi impossible de monter en selle pour les prochains 10km.  Le spot de camping nous console, on jettera l’eponge sur le coup des 17heures, un abri en pierre nous accueille a l’abri du vent.

 

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On rejoint la route dite “internationale”, une piste venant du Chili et etant en nettement meilleure condition. On en profite, malheureusement seulement pour 10 km avant de bifurquer sur notre premiere lagune. Les Jeeps de touristes font leur apparition, les ‘gringos’ confortablement installes sur le siege arriere nous envoyent des nuages de poussiere en pleine tronche sans meme avoir l’idee de ralentir un brin. On hausse les epaules heureux d’etre en plein air plutot que d'etre cloitres derriere le pare-brise lorsque les conditions sont bonnes et on serait a 2 doigts de leur jeter des cailloux lorsque la piste est si horrible et pentue qu’elle nous oblige a pousser nos montures pendant de longues heures.

 

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Tole ondulee, sable, gros cailloux, la piste se divise en 10 pistes paralelles toutes aussi horribles les unes que les autres. On se resigne et poussons a volonte en se consolant avec le paysage grandiose. Volcans, degrade de couleurs sur les collines sablonneuses et enfin la laguna Cañapa, la premiere d’une serie magique! On y depose notre tente le temps d’une nuit, la temperature chute, les rechauds ronronnent, les fourchettes se plantent gaiement dans la potee de pasta-tomates, pour compagnons les 'flammingos' resignes a passer une nuit de plus emprisonnes dans les eaux glacees. Coucher de soleil…

 

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-10ºC au reveil, on ne s’aventurera pas en dehors du sac de couchage avant le rechauffement dû aux  premiers rayons de soleil. Un coup d’oeil complice aux flamants toujours roses qui patientent egalement, on attaque un petit col pour decouvrir les lagunes suivantes: La laguna Hedionda et son nombre de flammingos impressionnant cede place a la laguna Santa Cruz, Honda puis enfin Chota. Sur moins de 20km, le spectacle se succede, les etendues d’eau changent et se teintent differemment.

 

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Toute bonne chose a une fin, dorenavant une plaine s’etend devant nous, les pistes se divisent et se multiplient, signe de mauvaises conditions! La montee au col se passe a notre surprise sur le velo, le vent s’accentue, 2-3 jeeps retardataires nous doublent encore, on elira domicile aujourd’hui quelque 6 km avant le col a une altitude de 4’575m! A l’abri des vents neanmoins, on se rejouit de retrouver l’astre solaire demain matin... .

 

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Les 6 kilometres restant se grimpent rapidement, heureux de produire un effort, nos membres se rechauffent. La descente promise se fait dans le poussage, le coin est sablonneux comme jamais, on se croirait en plein desert, les dunes colorees nous offrent un spectacle photogenique.

 

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On apercoit un trax jaune, la machine de l’espoir! La surface de la piste est dorenavant lisse comme jamais, l’homme aux commandes est notre heros, on vole vent dans le dos en direction de ‘L’arbol de piedra’, un arbre de pierre forme par la force du vent et marquant symboliquement la moitie du parcours!

On raliera aujourd’hui la Laguna Colorada – rougeatre et trouvons refuge chez les gardes de la Reserve Nationale. Une salle a l’abri du vent, electricite et eau courante, voila notre palace pour la nuit!

 

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Un col a plus de 4’900 metres nomme ‘Sol de Mañana’, vent violent et un plongeon sur la lagune Chalviri: l’etape est dure, 7 heures de velo nous seront necessaires pour rejoindre notre destination. Une source d’eau chaude nous reconforte, nous marinons au coucher du soleil dans les eaux temperees a 45ºC en compagnie des 'flammingos'.

 

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La diane sonne avec l’arrivee en trombe des ‘jeepos de gringos’, la baignoire deborde. De notre cote on enjambe illico presto les becanes histoire d’echapper a ce spectacle. Direction ‘Desierto de Dali’ – desert agremente de pierres disposees ‘a la Dali’, nous passons un petit col culminant a 4’740m et plongeons pousses par un vent violent sur la laguna Blanca que nous confondrons meme avec la laguna Verde. L’elegant et fameux volcan Licancabur domine l’endroit du haut de ses 5’900 metres, et nous voila fin prets pour passer une derniere nuitee a ces altitudes.

 

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Passage de frontiere, un timbre de sortie de Bolivie, une zone tampon dans l’attende de recevoir celui du Chili et surtout une descente de quelque 40 kilometres qui nous fait rejoindre San Pedro de Atacama sans un coup de pedale. Plus de 2 mois que nos globules rouges se multiplient a force de passer du temps sur l’Altiplano et pour la premiere fois, nous voila a une altitude de 2’500 metres flip-flops aux pieds et en mode relaxation dans cette oasis du Desert d’Atacama.

 

330km, 5 cols, 7 jours d’autonomie et un Sud Lipez grandiose qui console tous les maux!

 

 

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Published by Joseba & Co' - dans SOUTH AMERICA
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