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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 18:37

The last 10 days have brought us through one of the best sceneries we have ever seen on earth so far. Together with the great company of Jorge (bicibirloque) we started in La Paz our ride towards Tambo Quemado admiring on the way the Sajama volcano, highest mountain of Bolivia. Thereafter we crossed at 4,600mts into Chile to ride along the border through the National Parks of Lauca, Las Vicuñas and Isluga. These days have been of strong beauty, not only because of the unique moonlike landscapes but mainly because of the solitude and peace we have experienced during this time. Feeling the freedom of being just face to face with the power of nature is amazing. Cold nights well under -15ºC, force winds, altitude, sandy paths, difficulty in the orientation have shown us the strength of the natural elements.

 

Excellent memories of riding along volcanoes: first the Sajama, afterwards the Parinacota and Pomerape in front of the Chungará lake with the flamingos. Every day there was a big snow caped giant showing us the way towards the Bolivian-Chilean border. The smoky Isluga and Guallatiri volcanoes were a beautiful postcard for sunset.

 

We also crossed salt plains (salares): to start with the Salar de Surire surronded by a nice chain of mountains and finally the Salar de Coipasa, what an experience to ride such an extense surface of white salt, all without crossing any single vehicle and most of the time on an excellent, smooth and dry track. The setting was stunning: 3 bikes on a pure white background heading south, the only sound was the wind and the tyres rolling on the salt, this is real freedom for us!

 

Furthermore we slept 2 nights in hot springs (Churigualla and Polloquere), just free out there in the nature. The hot springs helped us a lot to get warm before jumping into our sleeping bags during the extremely cold nights and enjoy temperatures of over 45ºC while in the water with excellent views at sunset to volcanoes, salares and extense valleys.

 

All in all very good feelings riding in 360º degrees landscapes of big natural beauty and real freedom carrying food for 5-6 days and drinking water from streams and ‘bofedales’ just with the only presence of birds, vicuñas and llamas.

For more info about the Salar de Coipasa, click HERE!


 

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5 jours a La Paz heberges a la ‘Casa de ciclistas’: peaufinement du prochain troncon via le Chili – la ‘ruta de los baños termales’ – traversee du Salar de Coipasa pour rejoindre, nous l’esperons, de nouveau une civilisation dans la bourgade de Llica. Le tout est prometteur, on se rejouit de balader nos roues dans cet environnement desertique en compagnie de Jorge – un ami espagnol ayant demarre son odyssee en Alaska avec qui nous sommes en contact depuis plus de 2 mois. Enfin nos routes se croisent et pour sur nous parcourrons un bout de chemin ensemble.

 

Le paquetage est penible, le chargement n’a jamais ete aussi consequent, les reserves de nourriture s’entassent en prevision de la prochaine semaine. Basique sera notre diete, le passage de la frontiere Chilienne nous oblige a quelques restrictions: interdiction de passer tous produits frais – fromage – fruits et legumes, fruits secs et oleagineux, margarine, confiture. En bref, on se nourrira de porridge en guise de petit dej’, pain – boite de thon  et chocolat pour le pic-nic de midi et une potee de riz ou pasta pour le souper.

 

Sortie de la capitale en montee via El Alto, on emprunte l’ancienne route qui nous fait prende 500 metres d’altitude en 1h30 de pedalage. On donne le cap plein Sud – fermons les yeux histoire d’ignorer l’horrible trafic de ce jour. 105 kilometres plus loin, changement de direction, Ouest cette fois-ci et plein gaz sur la frontiere Chilienne. Seuls sur la route encore goudronnee, le plaisir revient, le paysage se methamorphose, de plus en plus sauvage et magique, nous sommes entoures de roches rougeatres et en point de mire le volcan Sajama, sommet le plus haut de Bolivie avec ses 6’500m.

 

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Passage de frontiere a Tambo Quemado, dernier ravitaillement pour les prochains 5-6 jours. Le Chili nous tend les bras, passage d’un col a 4’670 metres et nous glissons en direction de la ‘Laguna Chungara’. Fin de l’asphalte, on s’enfile sur la ‘ruta de los baños termales’, une piste sablonneuse nous fait enjamber un second petit col (4’710m) pour plonger dans nos premieres eaux thermales, celles de Churiguaya.

 

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Situee juste en bord de piste, une ‘baignoire’ en pierre amenagee bouillonnant a 45ºC accueille nos jambes lourdes de fin de journee. Seuls au monde, on marine dans les eaux sulfureuses et plongeons dans nos sacs de couchage pour affronter une nuit gelante comme a l’accoutumee a ces altitudes.

 

On passe par Guallatire – un village fantome, la mine ‘Quiborax’ situee sur les flancs du Salar de Surire et nous voila fin prets pour notre deuxieme seance thermale au lieu dit ‘Polloquere’. Le rituel se repete, la baignoire est cette fois-ci carrement un lac naturel turquois, les flamants roses et vigognes au loin pour compagnons. Retrempette au matin aussi histoire de rechauffer nos corps engourdis de froid du a une nuit tenace.

 

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Montee a un col ‘Cerro Capitan 4’517m’– on frole la Bolivie sur 3 km et revenons sur territoire Chilien, la piste se degrade, la quantite de sable augmente, une surface de tole ondulee mechante n’arrange rien a la situation.

Des troupeaux de lamas a gogo, une petite vallee arrosee d’un rio magique et un retour imminent sur la Bolivie s’annonce apres 5 jours en terre Chilienne. Les bains thermaux passent le relais au Salar de Coipasa, en point de mire.

 

 

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Deuxieme point fort de ce troncon est un tantinet redoute nous l’avouons: ce Salar a pour reputation d’etre penible pour sa navigation et surface souvent humide voir inondee. 2 possibilites s’offrent a nous: option 1, traverser le Salar plein Est sur 5 km puis tirer au Sud sur environ 16km pour rejoindre la terre ferme ou, la deuxieme solution serait de contourner le Salar et rouler sur son flanc pour quelques kilometres seulement. Cette variante s’avere plus facile pour l’orientation, neanmoins nous ne resistons pas a notre premiere experience de sel, allons-y pour la variante numero 1!

 

Check-post militaire a la sortie du village de Pisiga, on se renseigne sur l’etat du Salar de Coipasa, les casques kakis ne savent pas vraiment son etat mais nous envoient en direction d’un second camp militaire situe a une dizaine de kilometres de la. Comment le rejoindre? Les directives sont lancees grossierement en pointant une main au loin: passer par le troupeau de lamas, suivre la piste sablonneuse et en cas de croisement ou de doute, prendre toujours la variante de droite. Voila qui me semble un peu aleatoire, neanmoins on s’enfile sur ce ruban dore en scrutant l’horizon dans l’espoir d’apercevoir la banniere aux couleurs Boliviennes flottant aux abords du dit campement.

 

Objectif atteint! Rebelotte, on enquete pour la suite du parcours, le colonel de ce petit peloton nous envoie vers la troisieme base, la – au loin – sur l’ile de Coipasa – petite enclave de terre ferme au milieu du Salar.

 

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Premier contact avec cette etendue de sel d’un blanc immacule, la reverberation fait rage tout comme le clignement de nos paupieres erberluees de ce spectacle. La croute devient humide, puis apres 4km carrement inondee. Nos roues baignent dans 15cm de flotte, on poursuit la ‘route’ a l’aveuglette sans pouvoir suivre de traces en mettant le cap sur les extracteurs de sel. L’activite est saisonniere – lorsque le Salar est carrossable, quelques locaux brisent la croute de sel a coup de barre a mine dans le but de detacher de gros blocs.

 

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Nous voila renseignes – il est 16h00 et donc trop tard pour tenter de sortir du Salar encore aujourd’hui. On decide de rejoindre l’ile pour y passer la nuit au sec, impossible de poser la tente dans ces etendues inondees.

 

Le troisieme bataillon nous accueille: 3 paillasses nous sont offertes au milieu du regiment, nous sommes heureux de passer la nuit au ‘chaud’ plutot que de devoir bivouaquer quelque part au milieu du desert de sel venteux. Une soupe de Quinoa (cereale locale) et legumes, imbibee d’os de lama histoire de rendre la potee savoureuse, le chef de cuisine en herbe se depatouille drolement bien dans de telles conditions. On apprecie le festin.

 

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Reposes et presque frais, le commandant nous escorte au petit matin pour les premiers kilometres  sur le Salar histoire de nous mettre sur les rails. Chanceux, l’hesitation ne nous gagnera meme pas aujourd’hui. Plein Sud pour 20 kilometres, les seances photos fusent, on s’eclate sur ce tapis blanc, sec cette fois-ci.

 

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On regagne la terre ferme ou plutot le sable mou, le poussage reprend du service tout comme la civilisation, bien que discrete. Les villages minuscules sont plus souvent desertes qu’habites, pour nous ils sont symboles surtout de point d’eau. Precieux de pouvoir s’y ravitailler.

 

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Irpa – La Queca – Hizo – Challacollo  et enfin Llica. Nettement plus importante, cette derniere bourgade ou la fete de la Quinoa bat son plein nous accueille pour un repos bien merite apres 10 jours de velo dans ce decor rude et desertique mais au combien splendide!

 

 

 

Doucher les velos - tout comme nous-memes - couverts d’une croute de sel, ne pas manquer l’heure du souper de l’unique restaurant du lieu, etre au coin de la rue sur le coup des 15 heures histoire de se ravitailler en pain pour les jours suivants, voila les occupations de notre journee repos.

 

Suite? Un autre Salar – le mythique ‘Uyuni’!

 

Info Salar de Coipasa, cliquer ICI!


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Published by Joseba & Co' - dans SOUTH AMERICA
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